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Au sommaire de juin 2010

Coup

Amorce et amorçage : des spécialistes vous répondent (suite et fin)
Pour le plaisir avec Franck Vanparijs

Carnassiers

Le bon matériel pour la bonne technique

Truite

La truite en étang : une pêche à part entière – 4. Comment escher correctement ?

Mouche

La mouche du mois : «  La Dame blanche »

Compétition

Coup – Calendrier des concours officiels

Matériel

Nouveautés

Mer

La fabrication de leurres souples : un jeu d’enfant !
Tableau des marées

Vie associative

Le stage d’initiation à la pêche de la F.S.P.F.B. a 30 ans – Noël-Hubert Balzat, son créateur, raconte           
Assurances de la Fédération Sportive des Pêcheurs Francophones de Belgique – Du neuf en matière d’assurance « individuelle »

Gestion

Les espèces invasives en Wallonie – La berce du Caucase : une plante à signaler !
Accessibilité aux lieux de pêche : une problématique prise en charge par la MPW

Réglementation

Le coin du garde-pêche

En pages centrales :

Nos fiches « Poissons de Wallonie »

EDITORIAL - JUIN 2010 :

Cher le permis de pêche wallon ?

Le prix des permis de pêche wallons : trop élevé, juste comme il faut ou pas assez cher ? Cette question se retrouve souvent au centre des discussions au sein du petit monde halieutique wallon. Il y a ceux qui estiment que le prix des permis doit rester en l’état et il y a les partisans, heureusement de plus en plus nombreux, d’une revalorisation du sésame qui donne accès à la pêche dans les eaux publiques wallonnes.

Pour rappel, il en coûte 12,39 € aux pêcheurs qui désirent pratiquer du bord (permis A) et 37,18 € aux pêcheurs qui pratiquent les pieds dans l’eau ou depuis une embarcation (permis B). La simple évocation de ces montants devrait suffire à clore le débat. Ces montants ne sont-ils pas, en effet, anormalement bas, pour ne pas dire ridiculement bas ? Autre rappel : la dernière indexation du prix du permis de pêche wallon remonte à 1990. Vous avez bien lu : voilà 20 ans que le prix du permis n’a pas évolué ! Il est vrai qu’à l’époque celui-ci a été doublé. Dans la foulée disparaissait le permis intermédiaire relatif à la pêche sur un plancher. Il est vrai également que 1990 a vu une baisse sensible du nombre de permis délivrés en Région wallonne (- 17.673 unités, soit près de 17 %). S’il faut y voir un effet du doublement du prix des permis, il convient également de se souvenir qu’au même moment une nouvelle réglementation avait vu le jour en Région wallonne, avec son lot de restrictions susceptibles d’avoir contribué à détourner un certain nombre de personnes de la pêche. Mon prédécesseur ne manque d’ailleurs pas de le souligner dans son traditionnel article relatif aux permis rédigé à l’époque (voir P. B. septembre 1991).

Ainsi donc, il suffit de 12,39 € pour pouvoir se rendre à la pêche dans les eaux publiques wallonnes durant une année civile complète. Je vous mets au défi de trouver un hobby dont le droit d’accès soit si peu coûteux. « Pourquoi s’en plaindre ? » diront certains, en ajoutant que cela fait de la pêche une activité démocratique, une activité accessible au plus grand nombre et notamment aux plus jeunes.

Pourquoi s’en plaindre ? Tout d’abord, parce que ce montant ridiculement bas dévalorise complètement notre activité en la plaçant hors de son temps. En effet, combien coûte une place de cinéma, une place pour un match de football ou de basket, des divertissements dont la durée est de tout au plus deux heures ? Combien coûte l’entrée d’un parc d’attractions, le DVD d’un film, le jeu d’une PSP… Je pourrais ainsi multiplier les exemples à l’infini, en ce compris dans le domaine de la pêche elle-même : 12,39 €, c’est quasiment le prix d’une portion de vers de vase, c’est le prix d’un poisson-nageur et encore, un petit modèle. 12,39 €, c’est, à quelques cents près, le prix d’une demi-journée de pêche dans un étang à truites ou un réservoir mouche et le prix d’une journée de pêche dans un étang au blanc.

Ensuite, il y a de quoi se plaindre parce que le prix anormalement bas de nos permis prive la pêche en eaux publiques de ressources financières dont elle a bien besoin et c’est peu dire. Faute de soutien substantiel des autorités wallonnes – soutien qui, vu le contexte budgétaire actuel, a peu de chance de se renforcer de manière significative – les pêcheurs et leurs représentants ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Une amélioration de la pêche en eaux publiques est donc illusoire sans une augmentation substantielle du prix des permis, permis dont la vente alimente le Fonds piscicole. Mais que l’on ne s’y trompe pas et que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : il s’agit là d’une condition nécessaire mais pas suffisante.

Bruno Chermanne
Rédacteur en chef


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